jueves, 26 de junio de 2014

Cuando - Claudia Korol (junio 2014)

Cuando Darío y Maxi se acercan a este junio frío con su grito encendido.
Cuando se miran a los ojos y se entienden.
Cuando junio se estira desde un puente, desde una estación renombrada con sus sueños.
Cuando miles de jóvenes tatúan sus rostros en la piel, en las remeras, en los poemas, en las canciones, en las vidas.
Cuando Darío y Maxi, caídos bajo las balas del desgobierno, entran juntos en la historia nuestra.
Cuando se multiplican como contraseña, como una manera de vencer a la muerte, a la impunidad, al individualismo, a la anestesia neoliberal.
Cuando el puente pueyrredón se vuelve cita de millares.
Cuando resuena en la identidad colectiva el “piqueteros, carajo”.
Cuando junio se puebla de pueblo y de recuerdos, y todos los recuerdos bailan con ellos.
Cuando nos sentimos tibios alrededor del fuego, compartiendo el mate y las palabras. Y nos volvemos Darío para decir !ya basta! Y como Pocho Lepratti exigimos “bajen las armas”,.... que aquí solo hay pibes muriendo...
Cuando comunicar es nombrarlos en lo más puro de su ejemplo, en su pedagogía, en su gesto final.
Cuando todos somos Maxi.
Cuando todas somos Darío.
Sabemos -porque sentimos- que la historia empuja otra vuelta de utopías, desde los territorios rebeldes de nuestra pasión intacta. 



domingo, 22 de junio de 2014

Alta definición / Jauría

ALTA DEFINICION / JAURIA / VIDEO OFICIAL 

Naturaleza muerta hoy al fin. 
Tormentas asesinas vi caer, 
sobre los campos riegan su maldad... 
Los pueblos fumigados sin piedad. 
No sé qué mierda hacés viendo la televisión 
si pasa en el patio de tu casa 
y en alta definición. 

Circo romano explota... ¡ovación! 
El Infierno del Dante frente a vos. 
Sobre las avenidas marcharán 
mutantes del modelo agroindustrial. 
Bienvenidos al reino de la manipulación. 
Tus hijos nacen sin latidos. 
Sienten transgénico. 

miércoles, 18 de junio de 2014

La vie se chante, la vie se pleure



La vie se chante, la vie se pleure 
Elle est changeante comme les couleurs 
La vie s'allume, la vie s'éteint 
Et sans rancune, rien ne rime à rien 

Un enfant de soixante-dix ans 
A rendu ses vies sans avoir rien compris 
Un indien pres du lac Michigan 
En costume civil commande un whisky 
Une ville est sortie de la Terre 
Un volcan éteint vient de se réveiller 
Quelque part un marin solitaire 
S'est mis à chanter 

La vie se chante, la vie se pleure 
Elle est changeante comme les couleurs 
La vie s'allume, la vie s'éteint 
Et sans rancune, rien ne rime à rien 

En dix-neuf cent quatre-vingt-dix-neuf 
La Californie devient un océan 
En Afrique dans un pays neuf 
Un chanteur d'Europe devient président 
Une fille est allée sur Vénus 
Un nouveau Lazare est ressucité 
Quelque part un marin de plus 
S'est mis à chanter 
... 

sábado, 14 de junio de 2014

No voy en tren. Voy en microrrelato.

BARDOS CONVERSOS (Foto: Alejandra Morales)

AUTOTITULADO 

No voy en tren. Voy en microrrelato. 

© Daniel Aráoz Tapia 

viernes, 13 de junio de 2014

Abrazostenido

Venía ensayando una canción nueva. No me salía, hasta que probé con un abrazostenido. 

BARDOS CONVERSOS. Un año atrás, gran temporada.

miércoles, 4 de junio de 2014

MicroRaid-lat©, primera mención

Al despertar Gregorio Samsa una mañana, tras un sueño intranquilo, encontróse en su cama convertido en un monstruoso insecto. Y en la estupefacción de tal pasaje del sueño a la vigilia, hubo de buscar a tientas el rocío sanador de su desodorante en aerosol. Sobrevino entonces la tragedia: mientras la nube aún lo envolvía, notó con pavor que tratábase en realidad de un poderoso insecticida de primera marca.

Daniel Aráoz TapiAxe

domingo, 1 de junio de 2014

On a vu souvent rejaillir le feu d'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux...




Ne me quitte pas 
il faut oublier 
tout peut s'oublier 
qui s'enfuit déjà 
oublier le temps 
des malentendus 
et le temps perdu 
a savoir comment 
oublier ces heures 
qui tuaient parfois 
a coups de pourquoi 
le coeur du bonheur 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas. 

Moi je t'offrirai 
des perles de pluie 
venues de pays 
où il ne pleut pas 
je creuserai la terre 
jusqu'après ma mort 
pour couvrir ton corps 
d'or et de lumière 
je ferai un domaine 
où l'amour sera roi 
où l'amour sera loi 
où tu seras reine 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas. 

Ne me quitte pas 
je t'inventerai 
des mots insensés 
que tu comprendras 
je te parlerai 
de ces amants-là 
qui ont vu deux fois 
leurs coeurs s'embraser 
je te raconterai 
l'histoire de ce roi 
mort de n'avoir pas 
pu te rencontrer 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas. 


On a vu souvent 
rejaillir le feu 
d'un ancien volcan 
qu'on croyait trop vieux 
il est paraît-il 
des terres brûlées 
donnant plus de blé 
qu'un meilleur avril 
et quand vient le soir 
pour qu'un ciel flamboie 
le rouge et le noir 
ne s'épousent-ils pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas. 

Ne me quitte pas 
je ne vais plus pleurer 
je ne vais plus parler 
je me cacherai là 
a te regarder 
danser et sourire 
et à t'écouter 
chanter et puis rire 
laisse-moi devenir 
l'ombre de ton ombre 
l'ombre de ta main 
l'ombre de ton chien 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas 
ne me quitte pas. 

Jacques Brel